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Apocalypse bébé

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Apocalypse bébé

Message par Invité le Dim 25 Sep - 20:18

Valentine Galtan, adolescente énigmatique et difficile, a disparu. La narratrice, Lucie, anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent, engagée par la grand-mère de Valentine pour surveiller ses faits et gestes, l'a perdue sur un quai de métro parisien. Comment la retrouver ? Que faire des édifiantes photos de Valentine qui la montrent si expérimentée avec les garçons ? Aurait-elle rejoint à Barcelone cette mère qu'elle n'a jamais connue ?

Le mieux pour Lucie serait de faire équipe avec la Hyène, une 'privée 'aux méthodes radicales, une femme puissante, au corps souple plein d'une violence qui s'exprime par saccades : moyennant finances et aussi par amusement, La Hyène accepte le marché. Voici les collègues mal appariées, l'une lesbienne volcanique, l'autre hétéro à basse fréquence qui traversent la France et l'Espagne jusqu'à Barcelone à la recherche de la petite fugueuse.

Biographie de Virginie Despentes:

Candidate libre au bac, Virginie Despentes fait tous les métiers : femme de ménage à Longwy, hôtesse dans un salon de massage à Lyon, pigiste pour des journaux rock et porno ou vendeuse au rayon librairie du Virgin Megastore à Paris. Fille unique de fonctionnaires, elle brave les interdits familiaux en devenant une véritable égérie 'underground'.

Auteur d'ouvrages sulfureux et décriés, elle dépeint un monde malsain et vil qu'elle n'a que trop côtoyé. Ses romans au style littéraire innovant, alliant vulgarité et réalité, font d'elle une madone de la littérature 'trash'. Après une retentissante adaptation cinématographique de son livre 'Baise moi', Virginie Despentes, lassée des étiquettes qu'on lui attribue, décide d'aborder des thèmes optimistes avec 'Teen Spirit', son quatrième roman qui traite outre de la paternité, de réussite sociale... changement radical ! Enfin, en 2006, elle tombe le masque et raconte dans 'King Kong Théorie' comment elle est devenue ce personnage controversé.

2010 marque son retour au roman avec 'Apocalypse Bébé', pour lequel elle reçoit le Prix Renaudot.

Et aussi: - King Kong théorie
- Bye bye Blondie
- Les chiennes savantes
- Teen spirit
- Les jolies choses
-Baise-moi
-Mordre au travers

Virginie Despentes : "Je ne suis pas encore très disciplinée, mais j'essaie"
Extrait du monde.

Elle parle de son relatif "em-bour-geoisement" de manière positive : "Je me suis mise à lire une littérature que je n'aurais pas osé aborder auparavant, plus classique. J'ai perdu la méfiance que j'avais à l'égard d'une culture que je jugeais bourgeoise." Virginie Despentes a ainsi découvert les Sud-Américains, qu'elle ne connaissait pas, en particulier Roberto Bolano, qui, dit-elle, l'a influencée dans l'écriture d'Apocalypse bébé. Plus étonnant, la lecture de Bernard Frank, qui lui aurait semblé superflue voilà quelques années. De cette lecture est née la figure de l'écrivain, "le personnage qui a été à l'origine du roman, s'imposant en premier".

"Bernard Frank m'a fait comprendre ce milieu dans lequel j'ai débarqué en 1993, explique-t-elle. Et la difficulté d'être écrivain. Les incertitudes quand, après des années, on n'est pas satisfait de ses livres. La force qu'il faut, en soi, pour tenir le coup face à la violence, à la critique. Il est singulier de voir comment, pour de graves affaires financières, pour d'horribles marées noires, les journalistes tiennent des propos mesurés, et comment ils se déchaînent contre des livres ou des films."

A 41 ans, Virginie Despentes n'a rien perdu de sa capacité de révolte contre la société, ni de son désir de changement, mais ce qui frappe, dès le premier abord, c'est cette sorte d'aura de sympathie qu'elle possède. Puis elle donne, dans la conversation comme dans son livre, très bien composé, l'impression d'avoir conquis une certaine maîtrise de sa vie et de son travail. Elle vient de terminer le tournage d'un film tiré de son roman Bye Bye Blondie, avec une affiche prestigieuse - Emmanuelle Béart, Béatrice Dalle, Pascal Greggory : "J'ai aimé travailler en équipe, échapper à la solitude du travail d'écrivain. Je suis contente de l'avoir fait, mais au fond, je sais que je préfère l'écriture. C'est plus angoissant pour moi, mais mieux."

Après trois ans passés à Barcelone, le temps d'écrire ce nouveau roman dans une ville qu'elle a passionnément aimée, elle vient de revenir à Paris, à Belleville, "un vrai quartier. On nous dit qu'à Paris, il n'y a plus que des bobos, ce n'est pas tout à fait vrai, ici, c'est encore un quartier populaire. Dans les années 1970 et 1980, jusqu'à la première guerre du Golfe, on croyait en cette utopie, le "vivre-ensemble". On était un peu naïfs, mais on n'avait pas complètement tort non plus. Ce quartier fait coexister diverses communautés, diverses classes sociales. On y vit". Et Virginie Despentes aime vivre. Et rire.

Apocalypse bébé a été un long travail - "je ne suis pas encore très disciplinée, mais j'essaie" -, pour lequel Virginie Despentes a exploré plusieurs pistes. Il a d'abord pris la forme d'un récit fantastique, puis d'un polar. "Mais je ne suis pas vraiment intéressée par le polar classique. Nous sommes nombreux à tourner autour du polar, tout en voulant le faire échapper à la littérature de genre." Du polar, il reste une enquête, la recherche d'une adolescente qui a fugué. Mais ce n'est pas l'essentiel du propos. Virginie Despentes s'est plutôt concentrée sur la famille de l'adolescente, non pas recomposée, mais décomposée. Le père est un écrivain lassé de son insuccès et la mère une beurette qui a fui son milieu puis son mari, abandonnant sa fille encore bébé. "Dans beaucoup de mes livres, il y a des divorces. Quand mes parents ont divorcé j'avais déjà 30 ans, je les voyais assez peu, et pourtant je l'ai très mal vécu. La séparation des parents est très violente pour les enfants, à tout âge."

Elle insiste aussi sur les deux personnages de détectives, notamment celle, lesbienne haute en couleurs, qui se fait appeler "la Hyène". "Elle représente une génération, en gros la mienne, qui me semble dans la défaite. Plus en contact avec la génération 68, et en difficulté. Evidemment, les gens, pris un par un, ont leur destin qu'on ne peut pas généraliser. Mais prise globalement, cette génération est perdante. Moi, bien que née en 1969, je me sens très "XXe siècle", proche de la pensée 68, politiquement, artistiquement."

Curieusement, les personnages d'Apocalypse bébé se tiennent à l'écart d'une certaine modernité. L'enquête ne cherche pas ses solutions sur le Net, ne se mène pas sur Facebook. Pourtant, Virginie Despentes a naguère tenu un blog. "Oui, pendant six ans. Comme une sorte de journal. C'était assez agréable, mais contraignant. Il faut le faire tous les jours. Et puis il a été piraté plusieurs fois. J'en ai profité pour arrêter. Je ne suis pas sur Facebook, j'ai une réticence face aux réseaux sociaux. Je sais que certains gèrent cela très bien, mais je n'aime pas cette idée de compter ses amis, de faire et lire des commentaires publics. Je me sens peut-être un peu réactionnaire mais le fait de pouvoir suivre la trace de tant de gens sur le Net me paraît très agressif."

Est-ce ce goût d'un certain retrait, de l'intimité, qui l'a préservée de l'autofiction ? "C'est un genre qui me tente beaucoup, mais je ne l'ai pas abordé. C'est très rude pour soi-même. Et pour d'autres. J'ai le sens de la protection de mon entourage. On peut s'inquiéter quand on voit la violence, totalement disproportionnée, qui frappe Christine Angot dès qu'elle publie un livre. Pourtant, Le Marché des amants était très intéressant, disait des choses très justes, posait des questions. Mais on a le sentiment que beaucoup de critiques ont tourné la page sur la littérature qui pose des questions. Ils ne veulent plus voir. Ils ne parlent plus du livre, ils attaquent la personne."

Contre Virginie Despentes elle-même, les attaques n'ont pas manqué. Aujourd'hui, elle peut en sourire et avoir une lueur moqueuse dans ses yeux bleu-gris : "La brutalité à mon égard me touche, bien sûr. J'ai des doutes sur moi-même, donc elle peut les alimenter. Mais je pense que je m'en remets assez bien. Parce que j'ai beaucoup de colère. Et une faculté de mépris." Et surtout un vrai désir d'écrire, envers et contre tout, ou tous.

Josyane Savigneau


C'est pour tout cela que je suis fan monkey

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Re: Apocalypse bébé

Message par Invité le Lun 26 Sep - 5:46

pffffffffffffffffffuuuuuuuuuuuuu!!!!!!!!!!!!!!! ça c'est du post litteraire!!!

apocalypse bébé, sur ma liste de lecture!

ps: superbe couleur!!! bien contrastée avec le fond!!! merci! super

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Re: Apocalypse bébé

Message par Invité le Lun 26 Sep - 7:38

Pour soulager tes yeux Wink .

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Re: Apocalypse bébé

Message par Invité le Lun 26 Sep - 10:23

merci!!! Razz

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Re: Apocalypse bébé

Message par Invité le Jeu 29 Sep - 0:46


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Re: Apocalypse bébé

Message par Invité le Jeu 29 Sep - 0:50

J'ajouterai les photos directement pour les prochains livres .

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Re: Apocalypse bébé

Message par Invité le Jeu 29 Sep - 7:26

super boulot pandore super

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Re: Apocalypse bébé

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